Qu’est ce que les réflexes archaïques?

Qu’est ce qu’un réflexe archaïque?

Un réflexe est une réaction motrice automatique et involontaire en réponse à un stimulus.
Lorsque le bébé vient au monde, ses réactions et ses mouvements sont instinctifs.

Quelques rôles des réflexes :

  • Nous protéger (réflexe de peur, de parachute…)
  • Nous nourrir (réflexes de succion, de déglutition…)
  • Nous déplacer (réflexe de Babinski, de reptation…)
  • Nous coordonner (réflexe tonique asymétrique du cou, d’agrippement…)

Chaque réflexe met en place des réactions instinctives qui sont la base des apprentissages.

Les réflexes archaïques suivent un cycle d’intégration : chacun d’entre eux apparaît, s’active,  se développe avant de disparaître (s’intégrer) pour laisser place aux réflexes de vie qui est un mouvement volontaire et contrôlé.

Certains réflexes primitifs émergent au cours de la vie fœtale, d’autres s’activent pendant l’accouchement, les suivants apparaissent au cours de la première année de vie.

Lorsque le mouvement est totalement contrôlé, le réflexe disparaît, il est dit « intégré ». Ce réflexe intégré cède la place au suivant, cet enchaînement permet des acquisitions de plus en plus sophistiquées.

 

Quelles sont les conséquences lorsque le réflexe n’est pas intégré?

La non-intégration d’un réflexe provoque une sorte de « parasitage » dans notre corps et notre cerveau.

Si certains, pour diverses raisons, sont mal intégrés dans le corps, ils peuvent créer des désordres affectant les mouvements, les comportements et en conséquence, les émotions mais aussi les apprentissages.

 

Pourquoi certains réflexes ne s’intègrent ils pas?

Il existe 3 périodes cruciales dans l’intégration des réflexes primitifs :

La grossesse : toute perturbation médicale ou émotionnelle peut impacter l’apparition et/ou l’intégration des réflexes : une grossesse pathologique, le stress, la posture…

L’accouchement : plusieurs réflexes primitifs participent à l’accouchement, toute entrave à ce processus naturel peut influencer l’intégration de ces réflexes : césarienne, déclenchement, forceps…

La première année de vie : tout ce qui gêne les mouvements ou l’ordre naturel de développement peut modifier la phase d’expérimentation et empêcher l’intégration des réflexes primitifs : parc, trotteur, transat, cosy…

Autres causes : maladie, accident, toxines….

Pour bien se développer, un bébé doit suivre l’ordre d’évolution naturel de ses capacités.

L’étape du 4 pattes est capitale pour les apprentissages et la concentration, elle conditionne la capacité du cerveau à mettre en relation le cerveau droit et le cerveau gauche.

Il se mettra assis tout seul lorsque ses aptitudes motrices et ses chaînes musculaires seront prêtes.

L’enfant doit pouvoir se développer librement, à son propre rythme.

 

Est-il trop tard pour intégré ses réflexes?

La bonne nouvelle est qu’il n’est jamais trop tard pour intervenir car même s’il est possible de contrôler consciemment un réflexe cela mobilise beaucoup d’énergie et d’attention, au détriment d’autres tâches

 

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